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Jun

Le Figaro | Le sort de Cesare Battisti entre les mains de Lula

Au printemps 1993, la cour d'assises de Milan condamne Battisti à la réclusion à perpétuité pour ces quatre ''homicides aggravés'': celui d'un gardien de prison en juin 1978 à Udine, celui d'un agent de police en avril 1979 à Milan, celui d'un militant néo-fasciste le 16 février 1979 à Mestre et pour complicité dans l'assassinat, le même jour, à Milan, du bijoutier <i>(photo de la scène du crime)</i>. Il ne peut bénéficier dun autre procès : sil remet un pied dans la péninsule, il sera automatiquement emprisonné Au printemps 1993, la cour d’assises de Milan condamne Battisti à la réclusion à perpétuité pour ces quatre “homicides aggravés”: celui d’un gardien de prison en juin 1978 à Udine, celui d’un agent de police en avril 1979 à Milan, celui d’un militant néo-fasciste le 16 février 1979 à Mestre et pour complicité dans l’assassinat, le même jour, à Milan, du bijoutier (photo de la scène du crime). Il ne peut bénéficier d’un autre procès : s’il remet un pied dans la péninsule, il sera automatiquement emprisonné Capture d’écran du fac similé de la Stampa du 17 février 1979.
Né en 1954 dans une famille «religieusement communiste» à Sermoneta, au sud de Rome, Cesare Battisti <i>(photo non datée)</i> passe à la lutte armée à la fin des années 70 et devient le chef du groupuscule des Prolétaires armés pour le terrorisme. Les autorités italiennes lui imputent quatre assassinats entre 1978 et 1979. Des crimes que Battisti nie depuis toujours.  <br><p> LItalien est arrêté en juin 1979 à Milan dans l'enquête sur le meurtre d'un bijoutier, dont le fils restera paralysé à vie. En mai 1981, il est condamné à douze ans et dix mois de captivité pour ''participation à bande armée'' et ''recel d'armes'' mais cinq mois plus tard il s'évade et gagne la France. Puis fait cap en 1982 vers le Mexique. Battisti revient en 1990 dans lHexagone, «seul pays où une existence officielle était possible». <br><p>En 1985, le président de la République François Mitterrand s'est en effet engagé à ne pas extrader les anciens activistes d'extrême gauche italiens qui ont rompu avec leur passé. L'ancien militant se lance dans une carrière dauteur de polars et devient père de deux filles. En 1991, la cour d'appel de Paris rejette une demande italienne d'extradition. Né en 1954 dans une famille «religieusement communiste» à Sermoneta, au sud de Rome, Cesare Battisti (photo non datée) passe à la lutte armée à la fin des années 70 et devient le chef du groupuscule des Prolétaires armés pour le terrorisme. Les autorités italiennes lui imputent quatre assassinats entre 1978 et 1979. Des crimes que Battisti nie depuis toujours.

L’Italien est arrêté en juin 1979 à Milan dans l’enquête sur le meurtre d’un bijoutier, dont le fils restera paralysé à vie. En mai 1981, il est condamné à douze ans et dix mois de captivité pour “participation à bande armée” et “recel d’armes” mais cinq mois plus tard il s’évade et gagne la France. Puis fait cap en 1982 vers le Mexique. Battisti revient en 1990 dans l’Hexagone, «seul pays où une existence officielle était possible».

En 1985, le président de la République François Mitterrand s’est en effet engagé à ne pas extrader les anciens activistes d’extrême gauche italiens qui ont rompu avec leur passé. L’ancien militant se lance dans une carrière d’auteur de polars et devient père de deux filles. En 1991, la cour d’appel de Paris rejette une demande italienne d’extradition. AFP

Au Brésil, plusieurs dirigeants du Parti des travailleurs, la formation du président Lula, sont touchés par Battisti, persuadé que dès «son retour en Italie, il sera un homme mort». Le ministre de la Justice, Tarso Genro, ex-membre d'une organisation d'extrême gauche engagée contre la dictature militaire, lui accorde en janvier 2009 - contre l'avis du Comité national des réfugiés  le statut de réfugié politique. <br><p>L'Italie proteste et demande à la Cour suprême d'annuler lacte. Après un vote serré, linstitution estime que les crimes reprochés à Battisti <i>(ici lors d'une entrevue avec des parlementaires brésiliens en 2009) </i>relèvent du droit commun et nont pas de caractère politique. La Cour autorise l'extradition mais laisse le dernier mot au président Luiz Inacio Lula da Silva. Au Brésil, plusieurs dirigeants du Parti des travailleurs, la formation du président Lula, sont touchés par Battisti, persuadé que dès «son retour en Italie, il sera un homme mort». Le ministre de la Justice, Tarso Genro, ex-membre d’une organisation d’extrême gauche engagée contre la dictature militaire, lui accorde en janvier 2009 - contre l’avis du Comité national des réfugiés – le statut de réfugié politique.

L’Italie proteste et demande à la Cour suprême d’annuler l’acte. Après un vote serré, l’institution estime que les crimes reprochés à Battisti (ici lors d’une entrevue avec des parlementaires brésiliens en 2009) relèvent du droit commun et n’ont pas de caractère politique. La Cour autorise l’extradition mais laisse le dernier mot au président Luiz Inacio Lula da Silva. AP

Le fugitif entre illégalement au Brésil début septembre 2004 avec un faux passeport. Le document, affirme Cesare Battisti, lui a été remis par un agent des services secrets français lié au gouvernement Mitterrand. Il expliquera avoir été entendu à son arrivée sur le sol brésilien par les police française et brésilienne et ne pas avoir eu à utiliser son passeport. Bien que surveillé, Battisti nest arrêté quen mars 2007 à Brasilia <i>(photo)</i>. Lex-activiste, qui demande lasile, affirme avoir été prévenu de son interpellation. ''Je suis sorti sur la plage de Copacabana pour voir une dernière fois la mer. Ils ne m'ont même pas mis les menottes''. La justice italienne demande à nouveau son extradition. Le fugitif entre illégalement au Brésil début septembre 2004 avec un faux passeport. Le document, affirme Cesare Battisti, lui a été remis par un agent des services secrets français lié au gouvernement Mitterrand. Il expliquera avoir été entendu à son arrivée sur le sol brésilien par les police française et brésilienne et ne pas avoir eu à utiliser son passeport. Bien que surveillé, Battisti n’est arrêté qu’en mars 2007 à Brasilia (photo). L’ex-activiste, qui demande l’asile, affirme avoir été prévenu de son interpellation. “Je suis sorti sur la plage de Copacabana pour voir une dernière fois la mer. Ils ne m’ont même pas mis les menottes”. La justice italienne demande à nouveau son extradition. AFP
Après la première extradition d'un ancien membre des Brigades rouges, Paolo Persichetti, la justice italienne réitère en 2002 ses démarches. Battisti est arrêté à Paris en février 2004 avant dêtre remis en liberté sous contrôle judiciaire<i> (photo)</i>. En juin, la cour d'appel de Paris se déclare favorable à l'extradition. Battisti se pourvoit en cassation, en vain.<br><p> Rompant avec la jurisprudence Mitterrand, Jacques Chirac note qu'«il est de notre devoir» daccéder à la requête de Rome. Le 21 août, Battisti ne se présente pas à son contrôle judiciaire mais affirme dans une lettre ne pas avoir quitté lHexagone. Son décret dextradition est signé en octobre par les autorités françaises. Après la première extradition d’un ancien membre des Brigades rouges, Paolo Persichetti, la justice italienne réitère en 2002 ses démarches. Battisti est arrêté à Paris en février 2004 avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire (photo). En juin, la cour d’appel de Paris se déclare favorable à l’extradition. Battisti se pourvoit en cassation, en vain.

Rompant avec la jurisprudence Mitterrand, Jacques Chirac note qu’«il est de notre devoir» d’accéder à la requête de Rome. Le 21 août, Battisti ne se présente pas à son contrôle judiciaire mais affirme dans une lettre ne pas avoir quitté l’Hexagone. Son décret d’extradition est signé en octobre par les autorités françaises. AFP

Le chef dEtat brésilien s'est prononcé en décembre 2010, juste avant de quitter le pouvoir. En accord avec le procureur général de la République, il a décidé de ne pas extrader l'ex-militant. Un refus que Rome juge ''inacceptable''. <br><p> «Trente années après les faits, je suis un trophée. C'est pour cela que l'on s'acharne en Italie. Il n'y a plus personne de cette époque en prison et vous voulez que ce soit moi qui paye pour tout le monde. J'ai été condamné sur la base de déclarations de repentis qui ont obtenu des remises de peine», sindignait, amer, Cesare Battisti. «Je retournerai en Italie un jour ou l'autre, mais pas avec les menottes», promettait-t-il, fin 2009. Le chef d’Etat brésilien s’est prononcé en décembre 2010, juste avant de quitter le pouvoir. En accord avec le procureur général de la République, il a décidé de ne pas extrader l’ex-militant. Un refus que Rome juge “inacceptable”.

«Trente années après les faits, je suis un trophée. C’est pour cela que l’on s’acharne en Italie. Il n’y a plus personne de cette époque en prison et vous voulez que ce soit moi qui paye pour tout le monde. J’ai été condamné sur la base de déclarations de repentis qui ont obtenu des remises de peine», s’indignait, amer, Cesare Battisti. «Je retournerai en Italie un jour ou l’autre, mais pas avec les menottes», promettait-t-il, fin 2009. AP

Mercredi 8 juin, à l'issue d'un débat houleux de six heures, les juges de la Cour suprême ont jugé par six voix contre trois que l'Italie ne pouvait contester la décision souveraine de l'ex-président Lula de ne pas extrader Battisti. L'ex-activiste est sorti quelques heures plus tard de sa prison de haute sécurité, près de Brasilia, où il était détenu depuis 2007. <br><p>Cesare Battisti assure ne pas avoir l'intention de quitter le Brésil et devrait se rendre au ministère de la Justice pour solliciter un visa de résident permanent. Rome a aussitôt réagi en évoquant une ''énième humiliation pour les familles de ses victimes''. Mercredi 8 juin, à l’issue d’un débat houleux de six heures, les juges de la Cour suprême ont jugé par six voix contre trois que l’Italie ne pouvait contester la décision souveraine de l’ex-président Lula de ne pas extrader Battisti. L’ex-activiste est sorti quelques heures plus tard de sa prison de haute sécurité, près de Brasilia, où il était détenu depuis 2007.

Cesare Battisti assure ne pas avoir l’intention de quitter le Brésil et devrait se rendre au ministère de la Justice pour solliciter un visa de résident permanent. Rome a aussitôt réagi en évoquant une “énième humiliation pour les familles de ses victimes”. REUTERS

20

May

"Obama Embraces His Inner Bush"

via businessinsider
GWB: Miss Me Yet?

See Also:

Sarah Palin hunting Iranian Theocrat Barack Obama
President Obama’s “major” speech on the Middle East and North Africa struck many observers as one that could have been given by his predecessor.  And for good reason.  Forced by events to choose between a “realist” approach to the events unfolding in the Middle East and North Africa and the more aspirational approach adopted by former President George W. Bush, President Obama channeled his “inner Bush” and went all in.

Walter Mead has a sharp analysis.  Some excerpts:

President Obama has deep-sixed the ‘realism’ that marked the first two years of his approach to the Middle East.  He has returned to the foreign policy of George W. Bush.

The United States is no longer, the President told us in words he could have borrowed from his predecessor, a status quo power in the Middle East.  The realist course of cooperating with oppressive regimes in a quest for international calm is a dead end.  It breeds toxic resentment against the United States; it stores up fuel for an inevitable conflagration when the oppressors weaken; it stokes anti-Israel resentment when hatred of Israel becomes the only form of political activism open to ordinary people; it strengthens the hold of extremist religion and strangles the growth of liberal forces.

More, he attacked Iran.  All that talk about avoiding polarization with Iran is gone.  Instead, President Obama singled out Iran as an oppressive, tyrannical regime supporting terror and running an “illicit nuclear program” as well.

He also followed Bush in attacking some US allies, calling on Bahrain and Yemen to make changes.  It was a speech that enraged almost every powerful actor in the Middle East and put America out on a limb.  Like Bush, Obama is willing to confront some of America’s closest allies (the Saudis, who back the crackdown in Bahrain).  Like Bush, he hailed Iraq as an example of democracy and pluralism that can play a vital role in the transformation of the region. Like Bush, he proposes to work with opposition groups in friendly countries.

His policy on Israel-Palestine is also looking Bushesque.  Like Bush, he wants a sovereign but demilitarized Palestinian state.  Like Bush, he believes that the 1967 lines with minor and mutually agreed changes should be the basis for the permanent boundaries between the two countries — and like Bush he set Jerusalem and the refugees to one side.

Read the whole thing.

(…)
May 19, 2011

Obama Embraces His Inner Bush

Walter Russell Mead
George Bush and Barack Obama in the Oval Office (Wikimedia)

President Obama’s speech to State Department employees today was billed as a major address on recasting American foreign policy in the Middle East.

It lived up to its billing.  President Obama has deep-sixed the ‘realism’ that marked the first two years of his approach to the Middle East.  He has returned to the foreign policy of George W. Bush.

The United States is no longer, the President told us in words he could have borrowed from his predecessor, a status quo power in the Middle East.  The realist course of cooperating with oppressive regimes in a quest for international calm is a dead end.  It breeds toxic resentment against the United States; it stores up fuel for an inevitable conflagration when the oppressors weaken; it stokes anti-Israel resentment when hatred of Israel becomes the only form of political activism open to ordinary people; it strengthens the hold of extremist religion and strangles the growth of liberal forces.

More, he attacked Iran.  All that talk about avoiding polarization with Iran is gone.  Instead, President Obama singled out Iran as an oppressive, tyrannical regime supporting terror and running an “illicit nuclear program” as well.

He also followed Bush in attacking some US allies, calling on Bahrain and Yemen to make changes.  It was a speech that enraged almost every powerful actor in the Middle East and put America out on a limb.  Like Bush, Obama is willing to confront some of America’s closest allies (the Saudis, who back the crackdown in Bahrain).  Like Bush, he hailed Iraq as an example of democracy and pluralism that can play a vital role in the transformation of the region. Like Bush, he proposes to work with opposition groups in friendly countries.

His policy on Israel-Palestine is also looking Bushesque.  Like Bush, he wants a sovereign but demilitarized Palestinian state.  Like Bush, he believes that the 1967 lines with minor and mutually agreed changes should be the basis for the permanent boundaries between the two countries — and like Bush he set Jerusalem and the refugees to one side.

The President is nailing his colors to the mast of the Anglo-American revolutionary tradition.  Open societies, open economies, religious freedom, minority rights: these are revolutionary ideas in much of the world.  Americans have often been globally isolated as we stand for the rights of ordinary people (like immigrant African chambermaids in New York hotels) against the privilege of elites.  A faith in the capacity of the common woman and the common man to make good decisions (and in their right to make those decisions even if they are sometimes wrong) is the basis of America’s political faith; President Obama proclaimed today that this needs to be the basis of our policy in the Middle East.

In Power, Terror, Peace, and War, I wrote that the Bush administration had articulated a post 9/11 national strategy for the United States that was not only right, it was inescapable.  But the Bush administration’s tactical errors and profoundly wrongheaded public diplomacy undermined support for those policies at home and abroad.

President Obama has long hesitated between the idea that Bush had the wrong strategy and the idea that the strategy was sound but that the tactics and presentation was poor.  He seems now to have come down firmly on the side of the core elements of the Bush strategy.  This frankly is more or less where I thought he would end up; American interests, American values and the state of the region don’t actually leave us that many alternatives.

The question President Obama — and we — now face is whether he can advance this strategy more effectively than President Bush did.  I very much hope so, but the obstacles are high.  President Obama offended and annoyed virtually every important leader in the Middle East during his short speech.  Some of the objectives he outlined (in particular, for successful economic development in Egypt) are horribly difficult to achieve.  Our open enemies and many of our so-called ‘friends’ in the region will be working to foil our plans.  One of the President’s assets, his relative popularity in the Arab world, is in free-fall as the latest Pew Survey reveals.

President Bush was and President Obama is, I believe, right to proclaim that history, even in the Middle East, is on America’s side.  But history doesn’t always move on America’s timetable.

Obama & Bush combined

See Also:

Sarah Palin hunting Iranian Theocrat Barack Obama

bvbvbb

BBC Brasil | Obama e o discurso para o Médio Oriente

17

May

Today’s Five Best Columns

Deborah Lipstadt on Justice for Holocaust Participants  The recent trial of John Demjanjuk “has volumes to teach us about the complex relationship between genocide and justice,” writes Deborah Lipstadt at The New York Times.  Lipstadt insists that the prosecution of Adolf Eichmann, a Germain bureaucrat, which took place 50 years ago, and Demjanjuk, a concentration camp guard, show that “every machine part is of crucial importance” and, regardless of the role they played, both men had the opportunity to reject participation in the Holocaust but didn’t. “Probably the last Holocaust war crimes trial to grab the world’s attention,” Demjanjuk’s final extradition and sentencing at the age of 91 and after 55 years of back and forth between the United States and Germany is “proof that the rule of law works, however slowly.” It also proves that “those who participate in genocide, in whatever capacity, should never rest easy. Nor should they assume that if they delay justice enough, their case will be abandoned.”

Neill Lochery on Portugal’s Illegitimate Gold Reserves  Neill Lochery explains why Portugal is hesitant to sell off its gold reserves to Germany in order pay back its debt to the rest of Europe in today’s Wall Street Journal. As a neutral state in World War II, Portugal acquired its gold through trade with Germany, contributing “a vital component to the Nazi armaments industry.” Not only was “the German war machine nearly totally dependent on Portuguese and Spanish wolfram” by 1942, “much of the gold that the Germans were using to pay the Portuguese was illegitimate—looted from the central banks of those countries that they occupied” as well as from Holocaust victims. Portugal dodged global demands to return all of the gold to the families and countries from which it had been stolen, and has continued to save the majority of it. Former Portuguese leader “Salazar believed Portugal should horde the treasure for a rainy day, and the country’s fiscal crisis certainly appears to qualify,” notes Lochery. However, “that gold may not be the rightful property of Lisbon, but does it any more belong to Berlin?”

Eric Pape on Sarkozy’s New Reelection Prospects  Foreign Policy's Eric Pape argues that despite the French  disillusionment with Nicolas Sarkozy, the current president’s “chances at reelection improved dramatically this past weekend,” when the most likely frontrunner for the next presidential election—Dominique Strauss-Kahn—was all but eliminated from the race by a sexual assault scandal. Sarkozy’s popularity had dropped recently over his decision, in a bad economic climate, to raise the retirement age by two years and from overall disapproval of his “showy, frenetic, and occasionally even neurotic” personality. Strauss-Kahn, of course, is not the only leftist politician who could go up against Sarkozy, but this weekend’s revelation of the former IMF chief past “may be the best springboard for Sarkozy,” Pape suggests. “In contrast to the crimes alleged, it isn’t hard to argue that Sarkozy might not be that bad after all.”

Fouad Ajami on Qaddafi’s Criminal History The International Criminal Court recently issued warrants for Moammar Qaddafi and his son Saif for crimes against humanity mean that “a measure of justice has been served,” declares Fouad Ajami at The Wall Street Journal. In light of this, Ajami recalls one particular crime, perhaps the first in Qaddafi’s extreme repertoire: the mysterious disappearance of Lebanese Shiite leader, Imam Musa al-Sadr, who ventured to Libya in 1978 for a celebration for Qaddafi and never returned—his whereabouts still unknown. Soon after al-Sadr’s disappearance, it became clear that Qaddafi’s actions against the Shiite leader, whatever they were, were motivated by the divide “between Arabs and Persians, between Sunnis and Shiites.” Ajami acknowledges that “some NATO planners are worried that we might yet make a martyr of the tyrant if the military campaign against him were to succeed,” but he insists that “this is but a variant of the soft bigotry of low expectations…The undoing of Qaddafi would be seen as the grant of belated justice.”

Mahmoud Abbas on Palestine and the U.N.  "Palestine’s admission to the United Nations would pave the way for the internationalization of the conflict as a legal matter, not only a political one," suggests Mahmoud Abbas, chairman of the Palestinian Liberation Organization, in The New York Times. “It would also pave the way for us to pursue claims against Israel at the United Nations, human rights treaty bodies and the International Court of Justice.” He insists that Palestinian unity is the solution, not the antithesis to a peace with Israel, and that Palestine fills all of the qualifications necessary for legitimate statehood, including foreign embassies and relations with the World Bank, IMF and the European Union. “Only the occupation of our  land hinders us from reaching our full potential.” The creation of two states where now exists Israel and settlements, he argues, “ensures that a just resolution for Palestinian refugees is put into effect [and] a future of hope and dignity for our people.”

Sources

via The Atlantic

04

May

ABC News| Dossier: Osama Bin Laden Dead

NY Times | Perfil de Osama Bin Laden

BUSINESSMAN In 1993 on a road he built in Sudan, where he set up businesses to finance Al Qaeda. Foto: Robert Fisk /The Independent

Para ler aqui: "Osama bin Laden Was the Most Wanted Face of Terrorism"


# NY Times | Dossier: The Death of Osama bin Laden

Blogrunner | Dossier: Bin Laden, Osama (tudo o que está a ser publicado na web)

The New York Times | Dossier: The Death of Osama Bin Laden News

A list of Web sites about Osama bin Laden as selected by editors of The New York Times.

Documents

Other Coverage

Times Book Reviews

Terrorism Navigator

A list of resources about terrorism as selected by researchers and editors of The New York Times.

Terrorist Incidents

The Global Terrorist Threat

Documents

More Multimedia »

AP Photo

Updated: May 3, 2011 

Osama bin Laden was a son of the Saudi elite whose radical violent campaign to recreate a seventh-century Muslim empire redefined the threat of terrorism for the 21st century.

With the attacks on the World Trade Center and the Pentagon on Sept. 11, 2001, Bin Laden was elevated to the realm of evil in the American imagination once reserved for dictators like Hitler and Stalin. He was a new national enemy, his face on wanted posters, gloating on videotapes, taunting the United States and Western civilization.

He was killed on May 2, 2011, by American military and C.I.A. operatives who tracked him to a compound in Pakistan and shot him during a firefight.

Read More…

Obituary | Osama bin Laden, 1957-2011

The Most Wanted Face of Terrorism
The Most Wanted Face of Terrorism
By KATE ZERNIKE and MICHAEL T. KAUFMAN

With the attacks of Sept. 11, 2001, Osama bin Laden was elevated to the realm of evil in the American imagination once reserved for dictators like Hitler and Stalin.

Articles

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vvv

NY Times | Death of Osama Bin Laden: How Significant a Moment? (interactive feature)

President Obama’s announcement Sunday night about Osama bin Laden’s death produced an outpouring of reaction. But has the killing of the most wanted man in terrorism made the world safer? Was his death significant in our war against terror? And do you have a negative or positive view of this event? Indicate your position by clicking along the appropriate axis below and leave a short comment about your decision. Related Article »

03

May

If bin Laden Was Unarmed, Why Was He Shot? | Swampland

A major question lingers unanswered at the center of this story: Why was bin Laden killed? Michael Scherer has reported that the Navy Seals who landed at Osama bin Laden’s safehouse were not given orders specifically to kill, but were on a “kill or capture” mission. That implies they were prepared to accept bin Laden’s surrender. It didn’t work out that way. But despite earlier reports to the contrary, including from White House counter-terror adviser John Brennan, Press Secretary Jay Carney told reporters Tuesday that bin Laden was in fact unarmed. (“Resistance does not require a firearm,” he said) So, what happened?

LER MAIS
Cf. também:
  • White House backs off claims bin Laden was armed, used human shield.
  • The operation, blow by blow.
  • Obama mulls releasing photo of bin Laden’s body.
  • Did the U.S. really need closure or comfort in his death? 
  • This is the the picture that will be remembered.
  • Pakistan said he wasn’t there. A lot.
  • U.S. officials are simultaneously critical and laudatory of Pakistan, but they’re launching an investigation.
  • The bin Laden operation will be held up by proponents of a scaled-back, special forces war.
  • That doesn’t mean much will change in Afghanistan.